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Vos questions - Des réponses 

Cet espace (FaQ) est dédié à lister les questions qui sont posées et dont les réponses pourront donc servir au plus grand nombre. 

Q: Comme dois-je faire pour la requalification des bouteilles de plongée? 

R: Certains établissements ont conservé la fréquence des réépreuves tous les 2 ans. D’autres sont passés à 6 ans avec une inspection visuelle annuelle depuis l'arrêté de 2017 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036128632 ? Les deux sont possibles. L'alternative des inspections visuelles étant économiquement plus intéressante. A lire aussi, le QR de la DGT en 2020 page 23 https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/qr_risques_hyperbare_30102020.pdf

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Q : Document unique, manuel de sécurité hyperbare, quèsaco ?

R : Au sein d’INRAE, les mesures préventives et protectrices doivent être consignées au sein d’un document dit « unique » ; ce dernier renvoyant sur d’autres documents plus spécifiques. C’est typiquement ce qui est attendu avec notre activité et ce que l’on appelle le Manuel de Sécurité Hyperbare (MSH).

Chaque laboratoire ayant ses spécificités, il est donc attendu que chaque unité réalise son propre MSH dans lequel l’inventaire des risques doit être proposé, de manière générale et par poste de travail si besoin.

En plus des textes de loi en lien avec l’activité et donc le cadre réglementaire de la pratique de la plongée scientifique, le MSH va donc mettre en avant l’analyse des risques, leur évaluation, les mesures préventives et de protection mais aussi l’organisation et les procédures de travail.

Des exemples de MSH sont proposés sur le site.

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Q : Combien de temps puis je travailler dans l’eau ?

R : 6 heures au maximum en conditions « optimales ».

Si non, par exemple, si la température est <10°C, que l’on manipule des charges >15 Kg, ce temps est ramené à 3 heures.

Jusqu’à 4 plongées par jour autorisées si Pmax > 12 m – illimité si Pmax < 12 m.  

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Q : Peut-on être 2 plongeurs seulement ?

R : Oui, avec la configuration suivante :

-          La profondeur ne doit pas excéder 12 m.

-          Un des deux personnes est en surface, l’autre est sous l’eau.

-          La personne en surface fait office de Chef d’Opération Hyperbare (COH), surveillant, secouriste. Il doit obligatoirement avoir le CAH.   

-          La personne dans l’eau est l’opérateur CAH.

-          Si le travail est opéré à partir d’une embarcation, il faut une personne en plus, « pilote » du bateau c’est-à-dire capable de manœuvrer (pas besoin d’avoir le CAH).

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Q : Si la profondeur de travail est supérieure à 12 m, peut-on encore être deux ?

R : Non, il faut être au moins 3, avec la configuration suivante :

-          Un ou deux plongeurs dans l’eau.

-          Idéalement deux sous l’eau et le COH en surface.  

-          Mais, on peut être seul en tant qu’opérateur.

-          Dans ce dernier cas, il faut être « rattaché » à la surface (par de la communication – moyen « normal ») mais possiblement en mode dit dégradé (visuel ou corde uniquement).  

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Q : Table ou ordinateur ?

R : Ce sont toujours les tables du ministère du travail (MT92) qui font foi. L’ordinateur est autorisé comme profondimètre et timer mais pas en mode décompression SAUF s’il est équivalent ou plus contraignant que la MT92.

L’ordinateur reste très intéressant malgré notamment pour ce qui n’est pas prévu par la Table (plongée « yoyo », dépassement de profondeur). Mais attention : Cette recommandation n’est évidemment pas officielle. Les plongées yoyo constituent des profils à risque et sont hors modèle. Ces plongées sont jugées dangereuses, même si la remontée est lente, car elles favorisent l’apparition et la croissance de bulles au risque de provoquer un accident de désaturation. L’idée est juste de dire ici que dans certaines situations de plongées de type yo-yo (telles que pratiquées par exemple en aquarium, fermes d’élevage de poisson, faibles profondeurs) la dangerosité est faible et l’ordinateur un outil intéressant si certaines précautions sont prises (remontées lente, paliers rallongés).

Le COH en surface doit avoir un jeu de tables avec lui pour vérifier les paramètres de l’opérateur.

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Q : Quel type de surveillance médicale et quel circuit suivre ?

Il faut passer par la médecine du travail une fois par an. Elle peut prendre en charge la visite médicale.

Celle-ci renvoie sur un médecin hyperbare qui prescrit les examens à faire en fonction des besoins, de l’âge, d’antécédents, etc… et qui rend un avis médical.

Retour à la médecine du travail qui délivre l’aptitude médicale à plonger.

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Q : Quel type de matériel d’assistance prévoir ?

R : Ce qui est utile et nécessaire !

-          De quoi prévenir les secours ;

-          De quoi faire de l’oxygénothérapie ;

-          De quoi couvrir ;

-          De l’eau ;

-          Pas d’aspirine ;

-          Avoir un aspirateur à mucosités équipé.

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Q : Etre secouriste ou pas ?

R : Bien sûr !

Pas la peine de passer par un PSE.

SST suffisant + spécificité plongée.

Idéalement un équivalent RIFAP (Réactions et Interventions Face à un Accident de Plongée).

Se recycler régulièrement (tous les deux ans ?).

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Q : En tant que CAH, puis-je utiliser l’apnée ?

R : Oui (remarque : la réponse est « non » si je ne suis pas CAH).

10 m maximum et durée limitée à 90 secondes par immersion.

Temps de repos (récupération entre deux plongées) = deux fois le temps de l’immersion. 

Le surveillant et opérateur de secours doit aussi être titulaire du CAH.

Contact visuel obligatoire (si non, réduire la profondeur).

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Q : La distance au caisson est-elle variable en fiction des plongées ?

R : Oui.

A moins d’1 heure si j’ai >15 minutes de paliers.

A moins de 2 heures si j’ai <15 minutes de paliers.

A moins de 4 heures si je n’ai pas de paliers.

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Q : Quel lien avec le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ?

R : Le CHSCT contribue à l'analyse des risques professionnels, à la promotion de la prévention des risques professionnels et suscite toute initiative qu'il estime utile dans cette perspective. Le CHSCT suggère toute mesure de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail, à assurer l'instruction et le perfectionnement des agents dans les domaines de l'hygiène et de la sécurité. Il coopère à la préparation des actions de formation à l'hygiène et à la sécurité et veille à leur mise en œuvre. Avec la reconnaissance de la plongée scientifique à INRAE il a donc été naturellement saisi.

Stéphan Jacquet a passé une certification de conseiller en prévention hyperbare CPH et a demandé à être désigné en tant que tel par la direction générale après approbation du département AQUA et via le CHSCT national. A suivre …

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Q : Plongée et COVID-19 ?

R : Pendant l’hiver et printemps, 2020, le CNPS a travaillé de concert avec la Société de Médecine et de Physiologie Subaquatiques et Hyperbares de Langue Française (Medsubhyp) afin d’élaborer une procédure de reprise des activités de plongée scientifique en configuration COVID19. Cette procédure a été publiée par l’Association Internationale de Centres Hyperbares Francophones (ICHF) et a fait l’objet d’un numéro spécial de la Newsletter du CNPS (n°6). Il y a donc un cadre médical sur les contrôles à réaliser avant de reprendre l’activité et sur les mesures de protection à mettre en place pour respecter les règles de sécurité sanitaire. Les recommandations proposées ont fait l’objet de plusieurs visioconférences internationales et sont le résultat d’un travail collégial avec plus de 70 médecins hyperbares, 25 centres hyperbares et 5 sociétés savantes internationales. Le système d’auto-questionnaire médical a notamment été mis en place pour rassurer certains médecins qui envisageaient mal la reprise des plongeurs sans visite en présentiel, car inquiets par des lésions pulmonaires découvertes fortuitement par scanner chez des sujets asymptomatiques et donc à risque de décompensation en plongée (lésions très proches de celles que l’on voit sur les œdèmes pulmonaires d’immersion). En parallèle, le risque d’être porteur asymptomatique, et donc potentiellement contaminant, ne peut être ignoré. Cet auto-questionnaire est réalisé SANS PRESENCE MEDICALE, mais SOUS la RESPONSABILITE MEDICALE, car en santé au travail, seul le médecin du travail est responsable entre autre de la gestion des données médicales.

Pour la question de la vaccination, les recommandations actuelles conseillent à minima 48 à 72h sans plonger après chaque injection. En cas de symptômes persistants, il faut attendre la disparition de ces derniers. Ci-joint également une fiche d’info pour ceux qui ne l’avaient pas eu sur les conditions de reprise après covid :

http://phymarex.com/publication-phymarex-exemple/

http://phymarex.com/wp-content/uploads/2020/06/20200518-LETTRE-INFORMATION-ACTIVITE-HYPERBARE-PROFESSIONNELLE-EN-CONTEXTE-EPIDEMIQUE-COVID19-V2.pdf

Q : Les étudiants peuvent-ils plonger ?

R : Bien sûr ! Les étudiants peuvent plonger dans le cadre d'un stage s'ils répondent aux critères (CAH, aptitude médicale, OM plongée, assurance). Les doctorants sont contractuels, contrairement aux stagiaires. Les conventions et gratifications de stage ne peuvent être assimilées à une forme de lien contractuel. La question des étudiants en formation de plongée scientifique reste ouverte.

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Liste des laboratoires / personnels concernés par la plongée scientifique en eaux douces 

Merci de m'aider à compléter cette liste 

- Laboratoire Ecologie Fonctionnelle et Environnement (Université de Toulouse) 

  • Frédéric Azémar 

- Laboratoire image ville environnement (Université de Strasbourg) 

  • Serge Dumont 

- Enterprise AQUATIX

  • Grégory Tourreau  

- Bureau d'études SUBBEAR

  • Jonathan Grimond